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Colonialisme en destru(A)ction

Localités palestiniennes, juives et syriennes détruites depuis le début du sionisme jusqu'à 2017

Basée sur des recherches rigoureuses, De-Colonizer est fier de vous présenter sa nouvelle carte intitulée « Colonialisme en destru(a)ction ». Cette carte recense l'ensemble des localités palestiniennes, juives et syriennes détruites depuis les premières vagues de migration sioniste (fin du 19ème siècle).
Le découpage par strates historiques (destructions pré-1948, pendant la Nakba et post-1948), répercuté visuellement par l'utilisation de trois couleurs de police sur la légende et sur la carte elle-même, montre le continuum historique de la persistance du projet colonial jusqu’à nos jours et le futur qu'il nous dessine s’il n’y a pas de mobilisation internationale substantielle pour exiger l’arrêt de la colonisation israélienne. 

Près de 750 000 PalestinienNEs et quelques 130 000 SyrienNEs ont déjà été déplacéEs, il était temps qu'une carte expose leurs pertes. Nous espérons qu'elle sera un outil pour empêcher que ce chiffre n'augmente encore. 

En solidarité avec celles et ceux qui ont tout perdu. 

Faire défiler la page pour lire la présentation complète de la carte.

CLIQUER SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR (RECTO / VERSO) 

Merci de noter que cette carte a été conçue pour un format d'impression de 65 cm x 100 cm

cette version en ligne est uniquement destinée à la consultation 

(Voir ci-dessous comment obtenir une copie de la carte)

Chercheur & Editeur: Eitan Bronstein Aparicio

Seconde chercheure et design: Eléonore Merza Bronstein

Cartographe: Ali Abu Riyya (Al-M'alem)

AssistantEs design: Mai Omer, Maya Ober, Amir Hallel,
Florent Prevez.

© De-Colonizer, Version mise à jour, Avril 2017

Légende de la carte: 

Une carte des destructions du projet colonial israélien: pourquoi, par qui, pour qui? 

          La carte « Colonialisme en destru(a)ction » recense l'intégralité des localités palestiniennes, juives et syriennes détruites dans le territoire de la Palestine historique depuis les premières vagues de migration sioniste (fin du 19ème siècle) jusqu’à nos jours et même dans un futur proche. 

Cette carte montre uniquement les localités qui ont été entièrement détruites (ou qui sont sur le point de l'être) et non l’ensemble des destructions, souvent partielles, qui ont eu lieu et qui continuent à se dérouler dans le contexte des violences coloniales du pays. Des milliers de maisons qui ont été détruites dans de nombreuses localités qui n’ont, elles, pas été rasées, n’apparaissent donc pas sur cette carte par exemple.  

 

Nous espérons que cette carte, qui s’appuie sur des recherches méticuleuses, sera un outil de plaidoyer et d’éducation anti-colonialiste pour beaucoup d’entre vous, acteurs de la société civile, militantEs, chercheurEs, enseignantEs, pour toutes celles et ceux qui souhaitent changer les discours, et qui militent pour une paix juste et durable au Proche-Orient. 

 

          En recensant à la fois les localités palestiniennes, syriennes et juives, on pourrait croire que cette carte ne semble pas faire de différences entre les localités juives qui ont été établies par des colons sionistes et les localités palestiniennes et syriennes qui ont été conquises et détruites par la puissance coloniale. 

Cette carte n'a pas l'intention de minimiser les différences entre victimes et auteurs des violences, elle cherche simplement à montrer que les occupantEs, dans ce cadre colonial de peuplement, paient également un prix de leur participation à ce système. 

 

La colonisation sioniste ne connaît pas de pause, c'est une des raison pour lequel nous insister sur le terme "action" dans le titre, et son intense activité ne reconnaît pas non plus les frontières reconnues par la loi internationale. Mais ce que montre cette carte en particulier, c’est l’aspect de destruction du projet colonial. 

 

Depuis le départ, les dirigeants israéliens mais aussi ses citoyenNEs sont fierEs de toutes ces nouvelles colonies construites, fierEs de ces pionniers qui ont conquis la terre et travailler la terre, fierEs d’être capable de bâtir des localités en une nuit. Si les IsraélienNEs sont fierEs de l’aspect « constructif » de la colonisation, de nombreux efforts sont faits pour minimiser son aspect "destructif". Or, il est devenu impossible d’invisibiliser les expropriations de la majorité de la population indigène de cette terre, tant celles-ci sont massives.

L'utilisation du terme "action" dans le titre sous-entend donc également que les destructions n'appartiennent pas qu'au passé: elles non plus ne connaissent pas de pause. 

 

 

 

Que voit-on sur cette carte?
 


Au recto: 


          À contre-pied des normes cartographiques traditionnelles, les localités existantes aujourd'hui (qu’elles soient palestiniennes ou juives) apparaissent en gris clair et constituent l’arrière plan de la carte. 

Sur cet arrière plan, figurent - en différentes couleurs en en caractères latins - les localités qui ont été effacées du paysages et des cartes contemporaines. Il s'agit alors de rendre visible ce qui a été invisibilisé: 

  • 817 localités palestiniennes

  • 195 localités syriennes 

  • 44 localités juives

 


La légende de la carte, en anglais et en français, répond à un découpage historique en trois catégories, chacune visuellement répercutée par une couleur distincte. 
La Nakba étant, à nos yeux, l’épisode le plus important de ce projet colonial, 1948 nous sert de point de référence historique:

  • En bleu: les destructions qui se sont déroulées avant 1948 c'est à dire avant l'établissement de l'Etat d'Israël. 

  • En rouge: les destructions qui se déroulées lieu pendant la Nakba (1948)

  • En vert:celles qui se sont déroulées de1967 à 2016 et même, et c'est bien malheureux de pouvoir le faire, celles qui se dérouleront très certainement dans un futur proche puisque sont également recensées les localités palestiniennes menacées de destruction. 


Ce découpage par strates historiques montre la continuité et la persistance du projet colonial et de ses destructions depuis ses prémisses et dresse une cartographie du futur qu'il nous réserve si nous n'assistons pas à une mobilisation internationale substantielle pour exiger l’arrêt de la colonisation. 

 

 

Destructions pré-1948 

* 57 localités palestiniennes (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément) ont été détruites au cours des premiers temps de la colonisation, d’une façon alors inédite. Il était, en effet, commun d’acheter une parcelle de terre mais d’y conserver les paysans qui y travaillaient. Les dirigeants sionistes en charge du rachat des terres, exigeaient, contrairement à la pratique de l’époque, qu’elle soit entièrement vidée de ses travailleurs/ habitantEs. 
Avec la complicité de l’Empire Ottoman et des propriétaires terriens (qui n’étaient pas Palestiniens mais Libanais, Syriens et autres), la population indigène a été expulsée, parfois violemment. 

Mlabes (G-15) fut la première localité palestinienne détruite en 1877, avant même le premier Congrès sioniste à Bâle (29-31 août 1897) au cours duquel sera fondé l'Organisation Sioniste (qui deviendra plus tard l’Organisation Sioniste Mondial). A Bâle, une idéologie devient un mouvement politique qui formule son objectif : 

« Le sionisme vise à établir pour le Peuple juif une patrie reconnue publiquement et légalement en Palestine »

Dans son journal, Theodor Herzl décrira d'ailleurs le congrès de Bâle en ces termes:

« Si je devais résumer le congrès de Bâle en une seule phrase - que je me garderai de prononcer publiquement -

je dirais: à Bâle, j'ai fondé l'État Juif.

Si je disais cela à haute voix aujourd'hui, je serais accueilli par un fou rire général.

Peut-être dans cinq ans, et certainement dans cinquante ans, tout le monde s'en rendra compte (...) »

(1er septembre 1897) 

La question de savoir si on peut imputer au projet colonial des évènements et des destructions qui se sont déroulés avant même son congrès fondateur est importante. Nous avons fait le choix de le faire car ces conquêtes et ces destructions sont intégrées, et généralement glorifiées, par le récit sioniste qui en fait un élément important de son historiographie. Lorsque les terres de Mlabes ont, par exemple, été achetées, les personnes qui y habitaient ou qui y travaillaient ont refusé d'en partir. Les nouveaux propriétaires ont porté l’affaire en justice et ont obtenu gain de cause. Ce cas est devenu emblématique dans le récit sioniste qui l'a repris à son compte a ainsi pu clamer que son action était légale et reconnue.

* 18 localités juives (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément) ont également été détruites au cours de cette même période.
La majorité d’entre elles fut détruite au cours des vagues de violence de 1920, 1929 et 1936
Certaines d’entre elles (Ramla et Lod par exemple) furent établies avant les migrations sionistes, ce qui signifie également que toutes les localités juives en Palestine n’étaient pas des colonies sionistes même si la grande majorité de ces 18 localités a participé de ce projet migratoire et colonial.

Contrairement aux localités palestiniennes qui étaient, pour certaines, présentes depuis plusieurs centaines d’années, ces localités juives - bien plus récentes - n’étaient installées en Palestine que depuis quelques années.
Il faudra noter qu’il s’agit de la seule époque où la résistance palestinienne à la colonisation sioniste a conduit à la destruction complète de localités juives.



* 48 initiatives de non-agression

Cette catégorie, symbolisée par une flèche à deux pointes, ne recense pas à proprement parlé des destructions physiques, mais ce que nous avons appelé la destruction de l’espoir, des relations humaines encore possibles avant l’établissement de l’Etat d’Israël.
Ont été recensées 46 initiatives de non-agression entre localités palestiniennes et juives contractées en 1947 et 1948, en dépit des mouvements nationalistes des deux camps. Cette recension absolument inédite et jamais cartographiée jusqu’à présent, a été possible grâce au
travail remarquable de la chercheuse et documentariste Ariella Azoulay effectué pour son film « Alliances Civiles » (visible en ligne ici). 


Chaque flèche relie les deux localités impliquées dans les initiatives de non-agressions. Ces initiatives furent diverses: elles pouvaient, par exemple, avoir pour but empêcher les violences mais également d’annoncer « à l’autre camp » l’arrivée de forces armées susceptibles de les attaquer.
Aucune des ces initiatives n'a survécu: le leadership politique et militaire sioniste n’en eût que faire et ordonna tout de même la destruction des villages palestiniens ainsi que l'expulsion de leurs habitantEs. 

L’idée fascinante d’Ariella Azoulay est qu’à l’époque où ces initiatives locales ont été contractées, il existait un potentiel pour une histoire alternative à celle que nous connaissons, et nous rappelle qu’il existe toujours d’autres alternative à la seule ligne directrice énoncée par un leadership politique.

 

Destructions au cours de la Nakba (1948) 

 

Cette catégorie contient la totalité des localités détruites en 1948, année qui marque un pic historique dans les destructions et même si Israël va continuer à détruire des localités palestinienne jusqu’en 1952.

1948 représente donc, en quelque sorte, le point zéro de la création de deux entités nationales: le peuple palestinien, exproprié et expulsé, qui devient majoritairement un peuple de réfugiéEs; et le peuple israélien qui devient alors le maitre des lieux et dont les citoyenNEs continuent, jusqu’à présent, à perpétuer et à renforcer le projet colonial.

 

* 615 localités palestiniennes (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément)

Le nombre total de localités palestiniennes détruites par Israël en 1948, afin d’établir un Etat juif, s’élève à 615.
Par soucis de détail et de lisibilité, nous les avons distinguées en 3 sous-catégories en fonction de leur population:

 

162 localités palestiniennes de moins de 100 habitantEs (Cliquer ici pour ce niveau de destruction isolément)

418 localités palestiniennes de 100 à 3000 habitantEs (Cliquer ici pour ce niveau de destruction isolément)

35 localités palestiniennes de plus de 3000 habitantEs (Cliquer ici pour ce niveau de destruction isolément)

Certaines de ces localités n’ont pas été physiquement détruites, mais l’ont été culturellement et socialement. C’est par exemple le cas de Jaffa ou de Haïfa qui existent toujours mais ont été vidées de la majorité de leurs habitantEs palestinienNEs. A titre d'exemple, on pourrait se souvenir que sur les 70 000 habitantEs palestinienNEs que Jaffa comptait avant la Nakba, il n'en resta que 2000. 


La destruction de ces 615 localités n’est pas le résultat d’une guerre. La destruction de ces 615 localités est le résultat d’opérations militaires délibérées contre des populations civiles locales non armées.

Dans leur grande majorité, les PalestinienNEs n’ont pas combattu: en 1948, la guerre a pris place entre différentes armées arabes (Egypte, Irak, Jordanie, Liban, Syrie) et un ensemble de groupes paramilitaires sionistes (Haganah, Palmah, Irgun, Lehi qui seront unifiés par ordonnance de Ben Gourion afin de former l'armée de défense d'Israël, Tsahal). Les PalestinienNEs ne possédaient que quelques milices armées, notamment celles d’Abdel Kader al-Husseini et de Hassan Salameh, et quand bien même ces dernières causèrent des pertes humaines, elles n’ont pas réussi à prendre le contrôle ne serait-ce que d’une seule localité juive. 

 

* 26 localités juives

Les 26 localités (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément) juives qui ont été détruites en 1948 l’ont donc toutes été par les forces arabes et non palestiniennes.  

Certaines d’entre elles furent d'ailleurs rétablies très peu de temps après avoir été conquises et détruites. C’est par exemple, le cas de Kibbutz Gezer (H-17) et de Sha’ar HaGolan (N-8). Les archives nous informent, par exemple, que les habitantEs de Sha'ar HaGolan quittent leur village le 18 mai 1948, sous le feu d'intenses bombardements syriens. Le 24 mai, ils retournent sur leurs terres et rétablissent leur kibbutz. 

 

De 1952 à 1967, nous n'avons pas recensé de localités totalement détruites, on assiste par contre et évidemment à de nombreuses destructions partielles.

 

Cette carte montre également ici la ligne de démarque du plan de partition (dessinée en bleu) et les 615 localités palestiniennes détruites par les instances sionistes afin de créer un Etat Juif. 
Pourquoi donc faire apparaître sur cette carte, cette ligne de partage imposée par un organe représentatifs des principales puissances coloniales? Pour montrer, pour exposer, pour voir, pour localiser et montrer que 220 localités palestiniennes, plus d'un tiers du nombre total des localités détruites pendant la Nakba, l'ont été dans la partie du territoire allouée au futur Etat arabe/palestinien. Par apprendre aussi que les habitantEs de près de 20 de ces localités ont été expulséEs avant la fin effective du Mandat Britannique, au rang desquelles, Jaffa. 
Contrairement aux discours officiels et ses incessantes déclarations blâmant les "Arabes", Israël n'a jamais respecté le plan de partition de l'ONU. 
Rappelons-nous, toujours, qu'il n'y a pas d'occupation pacifique: le colon paie aussi un prix du projet colonial auquel il est associé ou qu'il représente. Bien qu'il soit évidemment hors de question de dresser un parallèle entre coloniséEs et colons, cette carte répertorie également 26 localités juives détruites par les armées arabes (pas par des forces palestiniennes). 9 d'entre elles sur le territoire alloué au futur Etat juif, 15 dans celui alloué au futur Etat arabe/ palestinien, 2 dans la zone sous contrôle international.. 

Destructions de 1967 à 2017 (et plus...) 

* 195 localités syrienne

194 localités syriennes (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément) ont été détruites dans le Golan occupé par Israël depuis1967: près de 130 000 personnes ont été expulsées de leurs villages vers d’autres parties (non occupées) de la Syrie.

Il est, à nos yeux, déterminant de cartographier cette partie trop souvent « oubliée » de l’occupation de 1967, l'occupation de 1967 - qui n'est que la continuité de celle de 1948 - ne concerne donc pas uniquement la bande de Gaza et la Cisjordanie. 

* 11 localités palestiniennes (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément et ici pour de plus amples détails sur ces localités)
Parmi les localités détruites pendant la guerre des Six Jours elle-même (1967), les trois plus connues sont sans doute Imwas (H-18), Yalu (I-18) et Beit Nuba (I-17), dans la région de Latrun.

Ce nombre relativement peu élevé de localités palestiniennes entièrement détruites est à restituer dans le contexte massif de destruction partielle: des milliers de maisons et de structures ont été détruites dans des localités encore existantes. 

 

 

* 70 localités palestiniennes menacées de destruction (Cliquer ici pour consulter ce niveau de destruction isolément et ici pour de plus amples détails sur ces localités)

Au cours des dernières années, Israël continue activement à détruire les localités palestiniennes de Cisjordanie, en particulier dans la Vallée du Jourdain et dans les collines du sud d’Hébron. Ces destructions s’accompagnent, quand elles n’ont pas été initiées, par une stratégie de harcèlement des colons israéliens qui font de la vie quotidienne des PalestinienNEs de la région un cauchemar. 

Cette carte reprend les dernières recherches menées par l’ONG israélienne B’Tslem qui reporte 54 localités palestiniennes menacées de destruction complète. Ces menaces de destructions sont la continuité « naturelle » du projet colonial israélien et le futur qu’il nous dessine.

Ces localités souffrent depuis des années, de démolitions de maisons et leurs chances de survie sont minimales sans, encore une fois, une intervention politique internationale substantielle. Il semble malheureusement que dans les années à venir, lorsque nous mettrons à jour cette carte, ces localités seront amenées à changer de catégories et seront alors recensées comme localités palestiniennes détruites depuis 1967. 

* 64 localités palestiniennes non reconnues par Israël

Le choix a été fait d’ajouter à cette catégorie, les 64 localités palestiniennes non-reconnues par Israël (Cliquer ici pour voir ce niveau de destruction isolément). Il s'agit, dans leur écrasante majorité, de localités bédouines du Néguev et du Nord.

Elles ne sont pas détruites à proprement parlé, mais sont menacées de destruction.

Pour la seule région du Néguev, et dans le sillage du Plan Prawer, entre 45 000 et 70 000 BédouinNEs, pourtant reconnus comme citoyenNEs d’Israël, pourraient être déplacéEs et privéEs de leurs terres. Le fait que ces localités ne soient pas reconnues par l’Etat signifie qu’elles ne bénéficient pas des infrastructures nécessaires à une vie quotidienne décente (raccord à l’eau potable, électricité etc.).


En novembre 2016, à l'heure où cette carte est imprimée, le village d’al-Araqib vient d’être détruit pour la 105è fois. Le village bat un triste record et apparaît trois fois dans le recensement de cette carte: en tant que localité palestinienne détruite en 1948, comme localité non-reconnue par Israël mais également comme localité menacée de destruction. En ce sens, al-Araqib symbolise toute la persistance du projet colonial israélien. Mais au milieu de ces incessantes destructions, la persistance de ses habitantEs à s’accrocher à leur terre est l’espoir qu’il nous reste. 




Au verso: 

 

Au verso de cette carte a été reproduit, sous la forme de tableaux reprenant le découpage historique mentionné précédemment, l’intégralité des localités détruites cartographiées, ainsi que leur localisation précise aisément identifiable par la combinaison lettre / chiffre associée à chacune d’entre elle. 

 

Eitan Bronstein Aparicio et Eléonore Merza Bronstein, 

De-Colonizer,

Tel Aviv,

Novembre 2016 

 

 

De-Colonizer souhaite adresser ses plus sincères remerciements aux nombreuxSES bénévoles et amiEs qui n'ont jamais compté leur temps pour nous aider et qui ont permis l'élaboration de cette carte.

Un immense merci à: 

Ali Abu Raya, qui a réalisé des dizaines de versions de la carte jusqu'à celle-ci; 

Mai Omer, Maya Ober, Amir Hallel, Ifat Zvirin et Florent Pervez, designers qui n'ont pas hésité à travailler bénévolement et dont l'aide a été inestimable; 

Arielle Azoulay qui a accepté, avec enthousiasme, que nous utilisions ses recherches inédites concernant les initiatives de non-agression entre localités palestiniennes et juives; 

Yuval Drier Shilo de l'ONG B'Tselem , Eyal Weizman, pour leur aide dans la recherche; 

Hillel Cohen, Andy Ezeqiel et Dan Golan pour les informations qu'ils nous ont confiées;  

Salman Fakher Eldin et Nazeh Brik de l'organisation al-Marsad de Majdal Shams, pour toutes les informations concernant les localités syriennes du Golan; 

Thaís Queiroz Carvalho qui, dans le cadre de son stage à De-Colonizer, a collecté et vérifié de nombreuses informations; 

Adeline Rosenstein, Leila Di  Grigorrio, Yvonne Harder et l'équipe du théâtre de La Balsamine (Bruxelles, Belgique), ainsi que Vibeke Harper et Marius Kolbenstvedt du Festival MOTforestillinger (Oslo, Norvège) qui ont invité De-Colonizer à présenter les recherches préliminaires qui ont abouti à cette carte; 

Natasha Rowland et Gilad Halpern, Conseil d'administration de De-Colonizer. 

Merci à nos donneurs qui ont cru à ce projet et ont permis sa réalisation: 

CCFD - Terre Solidaire

Fondation euro-méditerranéenne de soutien aux défenseurs des droits de l’Homme (FEMDH /EMHRF)

Mouvement pour une Alternative Non-Violente (Man Lyon)

 

Sources: 

Bibliographie: 

Abu Sitta, Salman (2007), The Return Journey: A Guide to the Depopulated and Present Palestinian Towns and Villages and Holy Sites.

Azoulay, Ariella (2012), Civil Alliance.

Ben Arie, Yehoshu'a, Yerushalaim bame'a ha-19.

Khalidi, Walid (dir. 2006) All that remains: The Palestinian Villages Occupied and Depopulated by Israel in 1948.

Kipnis, Yigal (2009), The Mountain that Was a Monster: The Golan Between Syria and Israel. 

L, Arie, HaHityashvut HaYehudit VeTa'anat HaNishul.

Merza, Eléonore (2012) Ni Juifs ni Arabes en Israël : dialectiques d’identification et négociations identitaires d’une minorité dans un espace en guerre, thèse de doctorat consultable en ligne: https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00769910/ 

Morris, Benny, The Birth of the Palestinian Refugees Problem

Sites internet: 

www.palestineremembered.com

www.nakba-online.tripod.com

www.plands.org

www.btselem.org

www.living-archive.org

www.golan-marsad.org

Fond et archives:

Centre Israélien de Cartographie, Tel Aviv

Archives de la Haganah, Tel Aviv